delalande___musique_des_morts

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(par Alexandra)

 

Il paraît qu’il s’agit d’un thriller !

Certes, il y a quelques meurtres. Pour le reste, il s’agit plutôt d’une quête que d’une enquête : redonner vie aux morts grâce à la musique ; ressusciter Paganini en mettant son «Mouvement perpétuel» au cœur de l’énigme ; immortaliser Igor Vissévitch, violoniste virtuose (fictif) par la représentation de sa symphonie «Consolation» en hommage et contre l’oubli des victimes juives du camp de Theresienstadt, en République Tchèque…

Vous l’aurez compris, c’est bien plus ambitieux qu’un simple thriller !

Tout tourne autour du «Cygne», célèbre violon (fictif lui aussi) jadis en possession de Paganini, et qui porte en lui un secret lié au IIIè Reich.

Je n’en dirai pas plus pour ce qui est de l’histoire. Il est vrai que, de loin, elle m’a semblé alléchante. Or, au fil des pages, c’est surtout l’ennui qui s’est installé ! J’ai dû me forcer… !

Pourquoi ? Disons que ce livre est une vraie encyclopédie de la musique, ce qui, en soi, n’est pas un mal, je suis bien d’accord, mais ici, l’intrigue s’en trouve passablement rallongée et surtout diluée ! (Par moments, je l’ai même cherchée !) Bien qu’étant mélomane et admiratrice du violon et des compositeurs et interprètes qui l’ont servi, je me suis quelque peu impatientée en avalant d’interminables leçons sur … (liste dans le désordre et non exhaustive)… les secrets de la fabrication d’un violon, l’art de composer une symphonie, le déchiffrage d’une partition, l’emploi des sons harmoniques, la tessiture de la voix ou encore l’industrie actuelle du disque ! Trop, c’est trop !

Et même s’il y a des pages qui font naître une vraie émotion (l’apothéose finale, par exemple, avec cet orchestre qui fusionne…), les personnages sont à la limite de la caricature : les artistes correspondent au cliché de l’artiste, les méchants sont aussi méchants que les méchants du «Da Vinci Code» (pour moi le summum du ridicule !), le plus méchant de tous s’est même choisi un faux nom qui constitue une anagramme du nom ‘Adolf Hitler’… si avec ça, on n’a pas compris !!!

C’est bien regrettable, tout cela, car l’idée sur laquelle repose le roman est tout à fait séduisante.

 

(Paru en format poche chez LDP)