Rendell t Tigerlili's orchids(par Alexandra)

Ayant passé quelques jours à Londres, je suis passée dans cette vénérable institution qu’est « Hatchard’s » pour me trouver un livre en anglais. Rien de bien littéraire, mes connaissances d’anglais n’étant pas à la hauteur ! J’ai donc opté pour un roman de Ruth Rendell : « Tigerlily’s Orchids » (récemment paru en France sous le titre de « La maison du lys tigré ») qui me paraissait abordable et me permettait par ailleurs de faire enfin connaissance avec cette icône du roman policier que j’avais toujours boudée jusque là.

A en croire la 4è de couverture, le personnage principal est Stuart Font, jeune londonien « fashion victim » et quelque peu écervelé qui se met en tête de conquérir une jeune Asiatique énigmatique. Et, paraît-il, toujours selon cette 4è de couverture, que c’est là que ses ennuis commencent…

Hm ! Je me dis que je n’ai pas lu le bon livre ! Pourtant, il y a bien un Stuart Font dans l’histoire, et aussi une « Tigerlily », mais elle n’apparaît que très, très accessoirement ! Mais bon, nous savons très bien qu’il n’est pas inhabituel qu’une 4è de couverture nous induise en erreur sur le contenu d’un livre ! Passons !

Je reviens à Stuart Font : il est l’un des occupants des six appartements d’un immeuble nommé « Lichfield House ». Lorsqu’il emménage, il organise une fête pour pendre la crémaillère. C’est l’occasion pour l’auteure de nous présenter tous les autres habitants de l’immeuble, d’amorcer le récit de leur vie, de leurs amours, leurs joies et leurs misères… Ils sont tous très différents les uns des autres, plus ou moins perdus, plus ou moins intègres… et à la fin, ils auront tous quitté cet immeuble qui trouvera d’autres occupants.Rendell - maison du lys tigré

Entretemps, Stuart se sera fait assassiner (au chapitre 17 sur 26 !), mais évidemment pas par celui qu’on aurait tendance à soupçonner d’emblée… Il n’ya pas vraiment d’enquête, et encore moins de suspens.

En fait, tout l’intérêt du roman réside dans le portrait psychologique des personnages, et de ce point de vue-là, je l’ai trouvé plutôt convaincant (bien qu’un petit peu caricatural). En plus, il se lit bien, (même en anglais !), on ne s’ennuie pas. Une bonne distraction, sans plus.

(«La Maison du lys tigré» de Ruth Rendell, traduit de l'anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj. Éditions des Deux Terres)