barjavel___katmandou

:(

 

(par Alexandra)


J’ai honte ! J’ai acheté ce livre dans un supermarché ! Ce n’est pas vraiment dans mes habitudes, je ne sais pas ce qui m’a prise… sans doute une vague résonance de «Katmandou» au plus profond de moi… une réminiscence de mon adolescence «flowerpower»… je me suis sentie obligée de le prendre en le voyant !

En fait, j’ai lu quelque part que Barjavel a tiré ce roman du film d’André Cayatte, film dont il avait coécrit le scénario et les dialogues auparavant. A mon avis, cela se sent, car dans l’ensemble le livre reste très «synopsis», assez superficiel, et les personnages restent à l’état de l’esquisse, voire de caricature : le garçon quasi-abandonné par sa maman mannequin et son père chasseur de tigres au Népal, élevé par sa gentil mamy, faisant la révolution en 68; une anglaise (ou irlandaise ?) junkie, belle à couper le souffle, même à l’état de squelette… évidemment le garçon en tombe amoureux et tente tout pour la sauver ! Une fille de grands-bourgeois super riches qui devient maoïste, s’enfuit au Népal pour passer en Chine et se fait abattre ; d’autres qui se font violer et assassiner en route (pour Katmandou, cela s’entend) et dont l’histoire s’arrête par conséquent avant d’avoir commencé ; le méchant trafiquant d’antiquités népalaises ; la riche américaine circulant sur le routes du Népal en grosse américaine (mais si, mais si !)… oui, oui, tout cela pour prouver que, décidément, vraiment, c’est vilain d’aller à Katmandou pour se droguer ! Et qu’on n’en réchappe pas ! And so on ! And so on ! Ah oui, la cerise sur le gâteau : Olivier, le personnage principal, partant à pied de l’Inde, marchant sur les routes du Népal pendant des semaines (il me semble que ce n’est pas toujours tout plat…), se nourrissant à peine… mais jamais il n’est fatigué, jamais il n’a mal aux pieds, il a juste un peu faim de temps en temps…

Non, je n’ai pas aimé ce roman. Il vaut peut-être mieux s’en tenir au film (que je n’ai pas vu encore). Dans le même registre, j’avais préféré «Les enfants de Torremolinos», de James Michener, quand j’étais ado… pas sûr non plus que je l’aimerais toujours aujourd’hui, d’ailleurs…

 

(édité en format poche par POCKET)