Gallay___l_office_des_vivants

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(par Alexandra)

Après «Les déferlantes» j’avais envie de continuer à lire du Gallay. Je me suis donc procuré «L’office des vivants», qui est d’ailleurs son premier roman.
J’avoue que cela ne m’a pas vraiment égayé mes derniers jours de vacances ! Quelle horreur ! Non pas le roman, mais l’histoire qui nous est racontée
!

Quelque part dans les montagnes, dans un bled perdu on ne sait pas où, à une époque que l’on n’arrive pas à situer, vit une famille qui n’a pas de nom… le père, la mère, les enfants Marc, Simone, et Manue (issue d’une fornication du père avec  Mado, une fille de ferme, partie en abandonnant son bébé), M’mé Coche et le grand-père… une vache, un veau, des chèvres… le dénuement le plus total, qu’il soit matériel ou affectif ! Une crasse abjecte, merde, pisse,  morve, sang, cafards, poux, teignes, puanteur, froid, violence, des êtres humains réduits à leurs pulsions, à leur instinct de survie
Et au milieu de tout cela, Marc, le seul capable d’éprouver des sentiments positifs, de voir la beauté, d’éprouver de l’amour, un amour fou ; amour fou pour Manue ; amour impossible qui le mènera à un acte désespéré

Tout cela m’a beaucoup rappelé certaines ambiances de Faulkner ou  «Les cendres d’Angela » de Frank McCourt… ou encore le film «Délivrance»  et d’autres dont je n’arrive plus à retrouver le nom là, à l’instant où j’écris
Donc horrible, mais poignant !


(paru en format poche chez BABEL)