Fournier___o__va_t_on_papa

:(

(par Alexandra)
Couronné par un prix Fémina, chaudement recommandé par des amis, le livre de Jean-Louis Fournier n’a pas suscité chez moi le même enthousiasme. Au contraire, disons-le tout de suite franchement, je l’ai trouvé plat, superficiel, trop rapide pour un thème aussi douloureux. Quel thème ? Les enfants handicapés ! Le narrateur en a(vait) deux : Mathieu et Thomas. Deux garçons handicapés physiques et mentaux, deux garçons qui n’ont que de la «paille» dans la tête… rien à en tirer !
Le sujet est grave, mais l’auteur ne cherche pas à se faire plaindre. Non, il use même d’un humour féroce pour bien signaler que son objectif n’est pas de faire pleurer dans les chaumières. Je pense qu’en écrivant ce livre, il avait tout simplement besoin de dire son amertume, sa frustration de ne pas pouvoir montrer à ses enfants toutes ces belles chose que le monde nous réserve, son sentiment d’avoir été abusé par … dieu ?... le destin ?...
Bon, je comprends cela. Or, je ne comprends pas très bien un tel engouement des lecteurs… Un récit comme «Mon petit prince cannibale» de Françoise Lefèvre me paraît autrement plus percutant, plus saisissant  que ces quelques pages-ci (mais aussi moins facile à lire, ce qui explique peut-être cela ?)… donc, amateurs de sujets délicats : préférez Françoise Lefèvre !

(paru en format poche chez LDP)