Guenassia - optimistes(par Alexandra)

Ce roman a reçu le prix Goncourt des lycéens, et c’est ce qui m’a incitée à le lire. J’aime bien savoir ce que ces chères têtes blondes que je fréquente tous les jours apprécient en matière de lecture. Vous me direz que je n’ai qu’à leur poser la question, mais par malchance, mes élèves ne lisent quasiment pas de LIVRES, les lectures obligatoires pour le bac mises à part… et encore !

Que le jury des lycéens ait choisi ce roman ne m’étonne guère car le personnage principal et narrateur, Michel Marini, nous raconte son adolescence parisienne avec tout ce que cela comporte de découvertes, influences, déceptions et autres galères familiales ou scolaires.

Ce qui est intéressant, c’est que cette adolescence se déroule au début des années soixante, sur un fond de guerre d’Algérie qui vient perturber la vie de la famille de Michel. Plaisant également, le « club des incorrigibles optimistes », un club de joueurs d’échec, tous réfugiés de pays de l’Est (d’Union soviétique surtout) et qui a comme quartier général le « Balto », un café fréquenté sporadiquement aussi par Sartre ou Joseph Kessel.

Notre Michel devient en quelque sorte la mascotte de ces gens. Il nous conte leur destinée  souvent tragique, et dont il ne comprend pas toujours les tenants et les aboutissants. Ce n’est qu’en vieillissant et en mûrissant qu’il arrive à assembler doucement les morceaux du puzzle.

Une gentille chronique donc, une lecture distrayante qui ne demande pas beaucoup d’efforts. Mais pour moi, cela s’arrête là. Pas de quoi fouetter un chat.

(paru en format poche chez LDP)